Après leur back-to-back en Ligue des champions, les Parisiens, qui dominent l’Europe, écrasent aussi une nouvelle fois de leur présence la liste des prétendants au Ballon d’Or 2026 avec neuf joueurs nommés, dont le tenant du trophée, Ousmane Dembélé, candidat à sa succession.
C’est la première fois depuis Karim Benzema en 2023 que le vainqueur de l’année précédente défendra son titre. Après deux éditions sans aucun ancien lauréat, « Dembouz » est accompagné de Rodri et de l’inamovible Lionel Messi, de retour à 39 ans après une Coupe du monde gigantesque.
… et pour l’Arabie saoudite
C’est la première fois que le Championnat saoudien est représenté, et doublement avec la star sénégalaise Sadio Mané (Al-Nassr). Champion d’Afrique en titre et meilleur joueur de la Can 2025, le natif de Bambali est dans la liste des 30 nominés. Une récompense pour l’ancien joueur de Liverpool, auteur d’une excellente saison avec les Lions.
Spectaculaire avec le Mexique à la Coupe du monde et meilleur buteur de la Saudi Pro League, Julian Quinones en est l’invité surprise. Le joueur d’Al-Qadsiah fête sa première nomination à 29 ans, tout comme Ferran Torres et Pacho donc, mais aussi Pau Cubarsi, Marc Cucurella, Gabriel et Dayot Upamecano.
Première pour Pacho…
Avec neuf représentants, le Paris-SG égale son record de la saison dernière, partagé avec le Real Madrid 2003, dans une liste à 50 noms, et 2018, à des époques où les élus étaient choisis sur l’année civile et non sur la saison sportive.
Par rapport à 2025, deux nouveaux Parisiens arrivent, la paire de solides défenseurs centraux Marquinhos-Willian Pacho, qui connaît la première nomination de sa carrière.
Exit Désiré Doué qui a souvent partagé la lumière et les statistiques avec Bradley Barcola. Leur statut d’interchangeables, aussi bien en club qu’avec les Bleus, et leur manque de régularité sur l’ensemble d’une saison où se sont succédé les bonnes périodes et les passages sur le banc, n’ont pas aidé dans leur bilan individuel.
Pour la troisième fois, après 2025 et 1956, la Ligue 1 est le Championnat le plus représenté dans une liste à zéro gardien et marqué par le déclassement de la Serie A (un seul nommé). Les Parisiens seront même dix à la cérémonie en comptant Ferran Torres, transféré cet été du FC Barcelone.
L’attaquant, aux stats très correctes avec le Barça (21 réalisations), a marqué le but le plus important de sa vie, de la saison et de l’histoire récente du foot espagnol en finale de la Coupe du monde contre l’Argentine (1-0 a.p.).
Il avait déjà été décisif comme passeur en huitièmes de finale face au Portugal (1-0). Sur le fil, le néo-Parisien a donc pris la place de Mikel Oyarzabal – comme Fabian Ruiz, auteur d’un bon Mondial, a pris celle de Pedri – dans une liste dominée par l’Espagne, nation la plus représentée (six joueurs) juste devant la France (cinq).
Et seulement la deuxième pour la MLS, par l’intermédiaire de l’Inter Miami de Messi, depuis la signature de David Beckham au Los Angeles Galaxy à l’été 2007. C’est à noter, car cela est bien rare : depuis Neymar en 2013, qui avait disputé une moitié d’année avec Santos avant de rejoindre le Barça durant l’été, aucun joueur évoluant hors d’Europe n’avait été retenu dans une liste du Ballon d’Or.