Ce n’était pas un simple entraînement. Ce mercredi, sur le gazon de lannexe du complexe tangérois, l’air était chargé d’une électricité particulière. Pour ceux qui n’ont pas goûté à la fête face au Botswana (3-0), l’heure n’était pas à la promenade, mais à la reconquête.
Edouard Mendy, le Lion en liberté
Au milieu de cette meute affamée, une silhouette familière détonnait : Edouard Mendy. Le portier d’Al-Ahli a délaissé, le temps de quelques ateliers, ses gants et sa ligne de but pour se mêler aux joueurs de champ. Loin des exercices spécifiques de ses confrères Yehvaan Diouf et Mory Diaw, Mendy a rappelé qu’il restait un leader de vestiaire, un guide même en chasuble de remplaçant.
Les étincelles de la jeunesse
Dans l’arène réduite du jeu de fin de séance, les regards se sont braqués sur le prodige du PSG, Ibrahim Mbaye. Le gamin a mordu dans le ballon avec une rage de vieux briscard, multipliant les impacts et déclenchant des missiles lointains qui ont fait vibrer les filets. Dans son sillage, Boulaye Dia a rappelé son instinct de tueur, tandis que la paire Lamine Camara-Pathé Ciss a régné sur l’entrejeu, transformant chaque duel en un test de survie physique.
Touché à la cheville, Chérif Ndiaye rentre directement aux vestiaires
Mais cette séance a connu ses zones d’ombre. L’intensité a parfois franchi la ligne rouge. Chérif Ndiaye, l’artificier de Samsunspor, a dû quitter le pré prématurément, fauché dans un duel rugueux par le roc Abdoulaye Seck. Un coup dur qui jette un froid sur sa suite de compétition.
Même constat de fragilité pour El Hadj Malick Diouf. Le pied protégé par un strap, le latéral gauche a dû rendre les armes avant le grand final, laissant ses partenaires s’épuiser sur des exercices d’intermittence harassants, destinés à combler le fossé athlétique avec les titulaires.
Le silence avant la foudre
Ce jeudi, les rideaux tomberont. Le Sénégal s’enfermera à huis clos pour peaufiner ses plans de guerre. Loin des regards, les Lions prépareront le choc contre la RDC (samedi, 15h GMT). Une certitude demeure, après une telle débauche d’énergie, Pape Thiaw sait qu’il dispose d’une armée de réserve prête à tout pour briser la porte du onze de départ.







