L’imbroglio juridique entre le Sénégal et la Confédération Africaine de Football (CAF) entre dans une phase décisive avec la saisie officielle du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne. Suite à la décision controversée de la CAF de retirer le titre aux Lions pour l’attribuer au Maroc sur tapis vert, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a lancé une procédure d’urgence.
Cependant, selon plusieurs experts juridiques, informe Africatopsports, le processus standard de l’instance internationale pourrait s’étendre sur une période allant jusqu’à neuf mois avant qu’une décision finale et irrévocable ne soit rendue. Malgré cette attente, l’optimisme reste de mise dans le camp sénégalais. Un rapport récent de The Telegraph souligne que le Sénégal conserve de solides chances de récupérer son titre.
L’argument central repose sur la « souveraineté de l’arbitre », bien que les joueurs sénégalais aient brièvement quitté la pelouse lors de la finale, le match a repris son cours normal et est allé jusqu’à son terme sous l’autorité de l’officiel de terrain. Pour de nombreux juristes sportifs, requalifier a posteriori une rencontre terminée en « forfait » constitue une fragilité juridique majeure dans le dossier de la CAF.
En attendant le dénouement de ce bras de fer, le Sénégal refuse de restituer le trophée ainsi que la prime de victoire de 10 millions de dollars. La FSF a assorti son recours d’une demande de mesures provisionnelles pour geler la situation et conserver officiellement son statut de champion jusqu’au verdict. Cette bataille judiciaire promet de marquer un tournant historique dans la jurisprudence du football africain, opposant la rigueur administrative des règlements à la réalité sacrée du résultat acquis sur le rectangle vert.










